L’annĂ©e 1918 marque ce tournant dĂ©cisif.

Le constat est tragique : Jeanne est veuve et enceinte. Que faire ?

Le désespoir la gagne et elle décide de quitter cette vie fauchée en plein bonheur.

L’invisible se manifeste alors de façon spectaculaire : un jour que Jeanne Ă©tait couchĂ©e, elle prend une bouteille de laudanum (mĂ©dicament dangereux), rĂ©solue Ă  en finir avec cette existence sans avenir.

C’est alors qu’une force invisible se manifeste en obligeant Jeanne à reposer la bouteille.

Une voix se fit entendre disant ; Et l’enfant ! .

Seule dans la piĂšce, Jeanne pensa Ă  une hallucination et tenta de reprendre cette bouteille et la mĂȘme manifestation recommença.

Une influence extérieure agissait donc , indépendante de sa volonté.

PersuadĂ©e de la rĂ©alitĂ© d’une force agissante mais invisible, Jeanne se confia Ă  ses parents qui n’arrivaient pas Ă  la croire et qui l’encourageaient Ă  ne plus penser Ă  ces manifestations.

Point positif cependant : Jeanne, rĂ©confortĂ©e par ce qui venait de se passer, dĂ©cida de vivre et mis au monde son enfant qui fut une fille (et plus tard la mĂšre de Jean-Louis Victor ).

Mais le destin est tenace et quand il veut conduire un sujet choisi dans une voie bien précise, il sait employer des moyens imprévus mais toujours efficaces.

C’est ce que les gens appellent le hasard qui n’est simplement qu’une conjonction de circonstances favorable Ă  la mise en place d’une situation nĂ©cessaire Ă  la continuitĂ© du programme karmique de chacun.

Jeanne Laval et son petit-fils

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EnvoyĂ© au front de la guerre, comme toute sa gĂ©nĂ©ration, peu aprĂšs cette rencontre, Emile Ă©crivait Ă  Jeanne des lettres pathĂ©tiques qui lui racontaient ce qui se passait sur le terrain  des hostilitĂ©s mais aussi de belles lettres poĂ©tiques exaltant son  amour pour elle.

Pour bien comprendre cela, il faut se mettre Ă  la place de ceux que l’on a appelĂ© « Les Poilus de la guerre de 1914 Â», seuls souvent le soir dans le froid et l’humiditĂ© d’une tranchĂ©e pleine de boue et de rats avec lesquels il fallait disputer les restes de nourriture. MĂȘme si ces pĂ©riodes sont oubliĂ©es aujourd’hui, il faut se rappeler qu’elles ont existĂ© et n’oublions pas non plus que c’est grĂące Ă  ces hommes courageux qui ont donnĂ© leur jeunesse que nous avons la libertĂ© d’aujourd’hui.

Ayons également de la reconnaissance pour les américains et les canadiens qui sont venus soutenir la France.

 

Dans ce contexte, un homme qui risque la mort tous les jours et qui voit tomber ses camarades un Ă  un  pense Ă  celle qu’il aime au loin et qu’il ne reverra peut-ĂȘtre jamais.. .alors il lui Ă©crit son rĂȘve, son amour et son idĂ©al 
mĂȘme si le courrier n’arrive que trois mois aprĂšs


 

Jeanne rĂ©pondait de la mĂȘme façon pour encourager et soutenir celui qui l’aimait tant et elle lui promit de l’épouser.

 

1918, fin de la guerre,l'armistice et retour dĂ©finitif des derniers soldats du front et dans quel Ă©tat !

 

Cette Ă©motion du retour de ces hommes ayant tant souffert est indescriptible : larmes de joie et de souffrance mĂȘlĂ©es dans les bras de ceux que l’on ne pensait jamais plus revoir .

Pas de mot, impossible de parler  Ă  cause des sanglots qui Ă©touffent la voix... simplement des regards, des sourires timides parce que l’on n’ose y croire et on se serre dans les bras les uns, les autres pour montrer  que l’on est bien là
vivant.

 

Emile Bouysset reprit son travail d’ingĂ©nieur chimiste et Ă©pousa tout de suite l’élue de son cƓur : Jeanne, pour lui la plus belle d’entre toutes les femmes. Jeanne AugĂ© devient alors

Jeanne Bouysset.

 

AprĂšs cette guerre atroce comme toutes les guerres, la force de la vie reprend ses droits et tout le monde veut voir de nouveau le sourire des enfants.

Jeanne tombe tout de suite enceinte mais, hĂ©las, le drame Ă©clate : A la suite de l’explosion chimique d’une cornue lors d’une expĂ©rience, Emile est gravement intoxiquĂ© et meurt, laissant Jeanne veuve et enceinte ce qui allait bouleverser sa vie et l’orienter vers ce que la gitane lui avait prĂ©dit lors du passage des forains Ă  Montech.

        Jeanne Laval en 1967

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DerniĂšre maison de Jeanne Laval

 

DerniÚre maison de J.Laval située dans le village de Escatalens dans le département du Tarn et Garonne en France-

A toi qui, feuilletant ce manuscrit...

   Texte poĂ©tique de Jeanne Laval

   InterprĂ©tĂ© par MichĂšle MontrĂ©al